Punta Cana

EN FAMILLE

Si vous avez lu la première partie, j’étais rendue au moment où nous avons décidé de faire un GROS cadeau aux enfants. Comme je voyage beaucoup maintenant et souvent pour le travail, mes enfants me demandent depuis quelques années, s’ils auront la chance de voyager.

 Nous avons donc décidé d’économiser et de retarder certains projets, pour leur faire la surprise pour Noël. J’avoue que j’avais aussi hâte de leur dévoiler la surprise, que d’aller au voyage en soi.

 Le matin de Noël, nous les avons installés tous les quatre, avec leur cadeau et la consigne d’attendre pour l’ouvrir en même temps. Je leur avais emballé chacun un sac à dos avec une petite trousse et une photo avec la mention « Voyage dans le sud en famille pour 7 jours ». J’avais ajouté la mention : « Sans écran ». La réaction fut donc : « Hein? Pour vrai? » Avec un beau grand sourire et tout de suite après : « Pourquoi pas d’écran? » Avec déception.

 Nos règles sans écrans

Depuis quelques années, nous avons instauré des règles à la maison, afin de diminuer le temps passé sur nos écrans. Est-ce facile? Non! Comme parents, deux à trois soirs par semaine, nos cellulaires et ordinateurs sont fermés et interdits. Le dimanche, c’est congé d’écran pour tous. Pourquoi je vous partage ceci, ce n’est pas pour vous faire culpabiliser. Nous sommes aussi imparfaits.  Mon presque 15 ans est beaucoup plus difficile à gérer en vieillissant et j’ai un enfant à besoins particuliers, que je pourrais mettre devant un écran plus souvent (Ce serait tellement plus simple).  Parfois je flanche, parfois je fais comme si je n’avais pas vu, mais l’important c’est que je reviens toujours aux règles que nous nous sommes fixées.

 Je reviens donc au fameux matin de Noël. La panique du sans écran passe finalement après quelques minutes, pour refaire la place à la joie et l’excitation du voyage. Il ne restait que deux semaines avant le grand départ. J’étais fébrile et complètement apeurée de gérer tout ce beau monde! Moi qui commence à peine à me gérer lors de mes voyages et je suis seule. Je devais préparer des listes, des vaccins, trouver les vêtements d’été (Pour la majorité tous trop petits ou trop usés), penser à tout finalement!

 La préparation

J’ai décidé d’apporter deux valises très grandes, pour les trois plus jeunes et moi, une petite pour l’ado et une moyenne pour JF. On rentrerait tout ce qu’il faut là-dedans, pas questions de traîner six valises. Dans leurs sacs à dos, ils avaient chacun un cahier, des crayons, des écouteurs, une couverture et de la gomme.

Le départ

Après une course folle pour rassembler les vêtements nécessaires (Ce qui inclus avoir payé beaucoup trop cher de vêtements pour ma fille, parce que je ne trouvais rien à sa grandeur, dont une casquette que nous avons perdue pendant le voyage) nous sommes prêts à partir. J’ai le pied dans la porte lorsque mon ado me dit : « Mon costume de bain ne me fait plus ». Je sens la pression montée, car je lui avais bien dit de l’essayer quelques jours auparavant, parce que je partais acheter ce qu’il manquait.  JF décide d’embarquer tout le monde dans la voiture et déclare que nous arrêterons chercher un maillot en route.  Je doute un peu de cette idée géniale, mais il faut qu’on parte.  Nous arrêtons dans un magasin pour trouver le fameux maillot et nous repartons. Après avoir roulé exactement 300 mètres, la voiture s’arrête et quelque chose allume dans le tableau de bord! J’ai un peu envie de paniquer, même pas mal. Nous sommes « pactés » jusqu’au plafond, les enfants ne peuvent pas bouger et ma voiture est trop petite pour tout mettre les bagages.  Ah oui, j’oubliais, nous avons 4 heures de route à faire, avant d’aller dormir dans un hôtel, car nous devons nous lever à 4h00 du matin. 

 

Cadeau, karma, appelez ça comme vous voulez, le garage de la marque de voiture de JF se trouve juste de l’autre côté de la rue.  Nous nous rendons de peine et de misère et JF supplie le garagiste de nous prendre tout de suite. Ce dernier finit par dire oui, si nous acceptions d’attendre une heure dans la voiture. Avons-nous le choix? Nous étirons donc au maximum la patience de nos enfants, en gardant en tête que nous avons 4h00 de route à faire. Notre tour arrive enfin et le garagiste nous demande de débarquer de l’auto! J’éclate de rire et je lui dis de regarder à l’intérieur de la voiture. Il est forcé de constater que personne ne sortira de là.  Après 2h00 d’imprévus, nous réussissons à prendre la route!

L’hôtel

 Nous arrivons à destination, épuisés mais ok, si on tient compte de la journée que nous venons de passer.  Nous arrivons à l’hôtel vers 20h30 et nous devons nous dépêcher car 4h00 am viendra rapidement. Lors de la réservation, JF avait spécifié que nous étions six et qu’il nous fallait l’espace nécessaire pour tous. Après 20 minutes à tout mettre en place avec l’employée de l’hôtel, nous avons finalement notre clé. Impatients et tous fatigués, nous nous précipitons vers la chambre. En ouvrant la porte, je découvre qu’il y a deux petits lits doubles, presque collés et ne laissant aucun espace possible pour un lit d’appoint. Nous retournons donc tous en bas, avec nos enfants prêts à exploser et nos valises en main. S’en suit une discussion de 30 minutes, pas 100% compréhensible, car la personne ne comprend pas très bien, ni le français, ni l’anglais. L’employée me demande d’aller voir avec elle si la chambre me convient avant de redéployer tout le monde. La chambre est presque identique à la précédente, à la différence qu’il y a un lit king et un lit double. Nous demandons également un lit d’appoint.  Le lit arrive un autre 30 minutes plus tard (vous compterez les heures de sommeil qu’il nous reste à ce moment) et nous pouvons enfin installer tout le monde. Mon ado dans le petit lit qui entre à peine entre le mur et le king, Jf dans le milieu du grand lit avec un garçon de chaque côté et moi avec ma fille dans le lit double. Ce n’est pas terminé, si vous suivez l’histoire, vous vous rappelez que nous avons un enfant à besoins particuliers. Il a de la difficulté à s’adapter dans plusieurs situations, dont celle-ci. Il fait donc les 100 pas dans le microscopique espace que nous avons, tout en hurlant qu’il ne peut pas dormir. Ce manège a duré 1h00, une belle heure de sommeil envolée en fumée…

L’avion

Après toutes ces péripéties, nous restons positifs, cette nouvelle journée sera parfaite! Nous arrivons à l’aéroport, bien excités : L’avion est retardé! Loin d’abandonner notre « mindset » positif, nous sommes toujours confiants. Lorsque nous embarquons enfin dans l’avion, nous poussons un long soupire. Les enfants s’installent et ont très hâte de décoller. Nous sommes restés 1h15 dans l’avion à attendre je ne sais plus quoi. Quand nous roulons enfin, encouragés de décoller, nous arrêtons à nouveau, quelques mètres plus loin.  Le dégivrage! J’avais oublié le dégivrage! Une autre belle petite heure passe, dans ce 24h00 qui semble durer depuis plus d’une semaine. ALLÉLUIA, nous décollons!  Étonnement, je n’aurai pas d’anecdotes sur le vol, qui s’est passé à merveille. Des enfants calmes, un vol tranquille, tout était parfait.

Arrivée à Punta Cana

Toujours dans un mode de pensée positive, nous nous rendons à la sortie où se trouve la file zigzag la plus longue de l’univers! Les enfants, qui ont été modèles dans l’avion, se transforment en monstres des neiges affamés et enragés.  Après je ne sais plus combien de temps (Car je n’ai pas de cellulaire, c’est sans écran), nous partons vers le site de nos vacances tant attendues.

La semaine

Après tout ceci, je ne pourrais pas vous dire que la semaine fut parfaite. La perfection n’existe pas,  mais entre mes petits problèmes intestinaux d’une journée, ceux de mon ados et quelques crises, je dirais que ce fut un beau voyage. Ce que je retiens? Deux bouteilles de crème solaire c’est insuffisant pour six, les tout-inclus familiaux sont parfait pour une famille de six. Pour finir, ma règle de sans écran fût éprouvée par le « kids club » rempli de jeux vidéos et d’ordinateurs. J’ai trouvé dommage , que dans un endroit aussi paradisiaque, au soleil nous soyons encore une fois entourés d’écrans.  Pour ce qui est du retour à la maison, il me faudra vous faire un autre article, car croyez-le ou non, la route pour se rendre fut un long fleuve tranquille en comparaison avec notre voyage de retour…

 

 

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